Soupçonnés d’avoir vendu de la cocaïne et du cannabis depuis plusieurs mois, le gérant d’un nakamal de Rivière-Salée et un complice ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire dans l’attente de leur procès devant le tribunal correctionnel de Nouméa. Selon nos informations, le pain de cocaïne pure saisi en perquisition pourrait provenir des ballots retrouvés par des pêcheurs au large de l’île des Pins à la fin de l’année dernière.
On pensait l’affaire de la « cocaïne de l’île des Pins » close, elle vient finalement de ressurgir sur le front judiciaire. D’après nos informations, les enquêteurs de la brigade des stupéfiants de la direction territoriale de la police nationale (DTPN) ont mis au jour un trafic de cocaïne et de cannabis qui était organisé depuis un nakamal du quartier de Rivière-Salée, à Nouméa, transformé en un véritable point de vente.
C’est presque par hasard que ce dossier a été bouclé, mais les enquêteurs ont su forcer le destin pour obtenir des résultats. Depuis plusieurs semaines, les forces de l’ordre observaient discrètement les allées et venues autour de ce nakamal, dont les riverains se plaignaient régulièrement de nuisances sonores et de troubles sur la voie publique. Le 6 novembre dernier, les autorités passent à l’action : une opération d’envergure est menée, mobilisant des policiers nationaux de la brigade anticriminalité (Bac), de la brigade spécialisée de terrain (BST), de la police aux frontières (Paf), ainsi que des gendarmes mobiles et une équipe cynophile de la douane spécialisée dans la recherche de stupéfiants. Lors du contrôle des lieux, les enquêteurs découvrent une boîte à chaussures remplie de pochons d’herbe de cannabis, de 200 000 francs en espèces et, plus surprenant encore, de la cocaïne. L’enquête prend soudain une autre dimension. Le gérant du nakamal est immédiatement interpellé. Un second individu, âgé de 28 ans, est également arrêté et placé en garde à vue.
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Jean-Alexis Gallien Lamarche




