À l’issue de la première rencontre bilatérale avec Naïma Moutchou, le FLNKS maintient sa position de méfiance envers l’État et insiste sur un dialogue direct pour traiter ses revendications.
Le FLNKS a confirmé, ce lundi, son refus du projet d’accord de Bougival lors de sa première rencontre avec la nouvelle ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou. La délégation, composée de membres de l’Union calédonienne Pierre-Chanel Tutugoro, Oriane Trolue et Dominique Fochi, de Marie-Pierre Goyetche (Parti travailliste), de Laurie Humuni (RDO) et de Jean-Marie Ayawa (Dus), s’est entretenu une bonne partie de la matinée la ministre. Dominique Fochi, membre du bureau politique du FLNKS a rappelé à la sortie de cette bilatérale que « le projet de d’accord de Bougival a été rejeté par notre congrès, par nos congressistes ». Selon Dominique Fochi, cette rencontre constituait avant tout un premier contact destiné à rappeler la défiance du FLNKS envers l’État. « La méfiance du FLNKS, c’est la perte de confiance en l’État dans tout ce qui s’est passé depuis le 12 décembre 2021 », explique-t-il. Malgré cette méfiance, le mouvement reste ouvert au dialogue. Parmi les sujets évoqués figuraient la prise en charge des prisonniers politiques et le retour du président du FLNKS, Christian Tein. Dominique Fochi insiste sur l’urgence d’obtenir des réponses concrètes, soulignant que « depuis les discussions de février, c’est un sujet qui a été posé sur la table et on n’a pas eu de réponse concrète ».
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Claire Rio-Pennuen



