Rencontre avec… Vincent Chevalier

Pilote maritime et président provisoire du Club Croisière de Nouvelle-Calédonie, Vincent Chevalier revient sur la création de cette structure destinée à relancer l’activité croisière dans le territoire. Le conseil d’administration définitif devra être constitué en début d’année 2026.

La voix du Caillou : Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est exactement le Club Croisière et à quoi il va servir concrètement ? 

Vincent Chevalier : Pour bien comprendre l’idée du Club Croisière, il faut d’abord savoir que ce n’est pas uniquement une invention calédonienne. Ça existe partout, dans tous les ports qui accueillent les croisiéristes : à Tahiti, en métropole, à Marseille, en Suède, en Nouvelle-Zélande, en Australie. Ça permet de fédérer et d’avoir une gouvernance durable, portée par les villes et les zones qui accueillent les croisiéristes. En Calédonie, il y a eu plusieurs tentatives de développement et de structuration de la croisière de la part des autorités publiques, des acteurs privés, des institutions. Il y avait des groupes de travail croisière, des groupes stratégiques, mais il y avait un manque de concertation globale. Chacun travaillait un peu de son côté. Et tous ces regroupements de travail n’ont jamais réussi à passer les crises politiques. À chaque fois, il fallait recommencer à zéro. Il n’y avait aucune stratégie à long terme. Nous, on s’est dit qu’il fallait créer une structure pérenne. On a pris l’exemple du Tahiti Cruise Club, fondé il y a 15 ans, qui existe toujours. La structure regroupe différentes stratégies, des objectifs que les administrateurs suivent. On a inscrit dans les statuts une gouvernance et une structuration du secteur. On apportera le soutien aux communes désireuses de développer l’activité, en établissant les meilleures pratiques pour réduire l’impact sur l’environnement et la communauté, et une participation au développement et à la promotion de la Nouvelle-Calédonie comme destination croisière. 

LVDC : Pourquoi est-ce urgent de créer cette structure maintenant ? 

VC : Il faut d’abord reprendre la chronologie de la croisière en Calédonie. Avant le Covid, il y avait une progression exponentielle de l’activité. Après la première crise du Covid, il y a eu une chute brutale de la croisière qui s’est effondrée d’un point de vue mondial. Sauf que dès 2023, les chiffres ont dépassé ceux d’avant Covid. La croisière a su se réadapter au monde actuel, aux demandes des différents touristes. En Nouvelle-Calédonie, nous avons connu à peu près la même chose. On est quand même arrivé à des pics d’escales jusqu’à presque 500 escales dans les années 2016, avec une moyenne de 350 escales avant Covid. Donc il y a eu une chute brutale, effectivement, après le Covid.

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Crédits : C.R-P 

Propos recueillis par Claire Rio-Pennuen 

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