Chèques, virements, cartes bleues… Pour la première fois depuis plusieurs années, les paiements sans espèces enregistrent net recul en 2024. Un mouvement qui reflète à la fois l’impact des émeutes de mai 2024 et des changements dans les pratiques des consommateurs.
L’Institut d’émission d’Outre-Mer (IEOM) vient de publier son rapport sur l’usage et la sécurité des moyens de paiement scripturaux dans les collectivités d’Outre-mer (COM) du Pacifique en 2024, dont font partie la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna, (traitées ensemble) et la Polynésie française. Les moyens de paiement scripturaux désignent tous les paiements effectués sans argent liquide et directement inscrits sur des comptes bancaires. Cela inclut notamment les cartes bancaires, les virements, les prélèvements et les chèques.
Recul global des transactions
En 2024, ces moyens de paiement ont enregistré un net recul en Nouvelle-Calédonie et à Wallis-et-Futuna. Pour la première fois depuis plusieurs années, le nombre total de transactions a diminué, ainsi que les montants payés. Selon le rapport de l’IEOM, dans les deux collectivités, 72,7 millions d’opérations ont été effectuées en 2024, soit une baisse de 11,2 % par rapport à 2023. En valeur, les montants payés ont chuté encore plus fortement, à 4,2 milliards de francs contre 4,9 milliards l’année précédente, soit un recul de 14,6 %. Ces contractions sont beaucoup plus importantes que celles observées en Polynésie française et reflètent directement l’impact des émeutes sur l’activité économique et la circulation monétaire, explique l’IEOM.
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Légende photo : Bien que le nombre de règlements par carte bancaire ait légèrement diminué en 2024, la CB reste de loin le moyen de paiement le plus utilisé. Elle représente ¾ des transactions.
Béryl Ziegler



