Depuis ce lundi, près de 9 300 élèves demi-pensionnaires de l’enseignement catholique doivent quitter leur établissement à midi. Entre gamelles et courses improvisées, les familles s’organisent tant bien que mal.
Sur la place des Cocotiers, une marée de t-shirts bleus. Ce lundi midi, des dizaines d’enfants de l’école du Sacré-Cœur sont installés sur les bancs, sous le kiosque ou dans l’herbe, leurs boîtes à repas ouvertes devant eux. Premiers concernés par la fermeture des cantines de l’enseignement catholique, les élèves déjeunent désormais en plein air, encadrés par des parents qui ont dû bouleverser leur journée de travail. Véronique, maman d’Ilyan en CM2, a opté pour une organisation familiale presque militaire. Le matin, « chacun fait sa gamelle ». À midi, elle vient chercher ses enfants et ils mangent ensemble jusqu’à 12 h 30, avant que « le papa prenne le relais pour le déposer après à l’école ». Mais cette mécanique bien huilée a ses limites. Elle ne pourra pas tenir « deux semaines ou trois semaines à ce rythme-là ». Si la situation perdure, la solution est toute trouvée : elle préfère « demander à la maîtresse de me donner des devoirs » et garder son fils à la maison. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende photo : Valérie et sa fille profitent de la météo encore clémente pour manger toutes les deux sur l’un des bancs de la place des cocotiers. ©C.R.-P.
Claire Rio-Pennuen




