La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, répète à l’envi « qu’elle ne fera pas sans le FLNKS ». Le FLNKS qui lui a répondu jeudi au travers d’un long communiqué : ça sera sans nous !
Ce communiqué signé Dominique Fochi (voir notre édition de vendredi), dénonce évidemment « le passage en force » opéré selon le Front, à l’Assemblée par le renvoi en Commission mixte paritaire du projet de Loi organique sur le report des élections provinciales. Mais il précise aussi les choses auprès de l’État, la « puissance administrante », quant à ce que réclame le FLNKS. A nouveau, il demande « la pleine souveraineté de Kanaky », de ne discuter que de cela, et qu’avec l’État. Le FLNKS disqualifie en effet ceux qu’il qualifie de « micro-partis non-indépendantistes », au motif « qu’ils ne sont pas des belligérants : ils ne sont pas colonisés, ils ne représentent pas la partie lésée du processus ». C’est la réaffirmation claire par le FLNKS que seuls les Kanak, dont il revendique être l’entière, seule et pleine représentation, ont voix au chapitre. Des non-indépendantistes qui selon le FLNKS, ont fait de Bougival de l’entre-soi, « un consensus consanguin » qui ne peut conduire « qu’à la dégénérescence ». Dans ces conditions, et « puisqu’un des partenaires du dialogue n’est pas d’accord, il faut abandonner Bougival ». Et le message adressé à tous ceux qui proposent ou réclament que le FLNKS reprenne les discussions, à commencer par Naïma Moutchou, est clair : « Nous ne reviendrons pas à la table des discussions concernant le projet d’accord de Bougival ». Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende : Dominique Fochi, membre du bureau politique du FLNKS, est le signataire du dernier communiqué du Front.
Nicolas Vignoles




