Deux jeunes hommes ont comparu devant le tribunal correctionnel de Nouméa pour avoir détruit Plastinord, située à Pouembout, dans la nuit du 19 au 20 juillet. Ils ont affirmé n’avoir « aucune haine » contre la société. La destruction des locaux est estimée à près de 700 millions de francs.
Ils étaient bien « trop saouls » pour se rappeler quoi que ce soit. De cette nuit du 19 au 20 juillet, au cours de laquelle ils se sont introduits dans la société industrielle Plastinord pour y dérober un écran d’ordinateur avant d’y mettre le feu, ils ne se rappellent de « rien ». « Je n’ai aucun souvenir ». « J’ai un trou noir ». Face au tribunal correctionnel de Nouméa, mardi matin, deux jeunes hommes de 19 ans ont eu toutes les peines du monde à expliquer leur geste. Cette nuit-là, les deux amis avaient passé la soirée à faire la fête avec « la bande » et l’alcool avait coulé à flots. Pour une raison qu’ils n’ont jamais expliquée, ils se sont retrouvés devant les locaux de Plastinord. Ils ont brisé la porte d’entrée de l’entreprise avec un plot de signalisation, puis ont fouillé les lieux et ont emporté un écran d’ordinateur. Ils ont ensuite mis le feu à trois endroits distincts. Les flammes se sont alors propagées en quelques minutes, réduisant en cendres cette entreprise de 2 000 m2, spécialisée dans la construction de tubes plastiques. « Cet incendie a bouleversé la région. La société employait une dizaine de salariés, c’était un bassin d’emplois pour Pouembout. Les dégâts sont considérables : il ne reste plus que les murs et les toits sont à moitié effondrés… », fait remarquer Hélène Gaillet, la présidente. Eux, les enfants du coin, qui ont grandi et suivi leur scolarité à Pouembout, baissent la tête. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Jean-Alexis Gallien-Lamarche



