Le tribunal correctionnel de Nouméa a condamné Yaël M. à dix-huit mois de prison ferme. Malgré ses dénégations et les doutes soulevés par la défense, le jeune homme a été reconnu coupable d’avoir violenté un enfant surpris lors d’un cambriolage à Farino, en juillet dernier. La famille, dont le quotidien n’est aujourd’hui plus le même, va pouvoir se reconstruire.
Il a clamé son innocence sans vraiment chercher à se défendre. Malgré ses dénégations, Yaël M. a été reconnu coupable de vol avec violence commis dans une maison de Farino, au petit matin du 21 juillet. Le tribunal correctionnel de Nouméa n’a pas été convaincu par les (fébriles) explications de ce jeune homme de 19 ans et l’a condamné à la peine de dix-huit mois de prison ferme. Les images, tirées d’une caméra de vidéosurveillance installée sur la terrasse de cette habitation et diffusées sur les réseaux sociaux, avaient provoqué un choc dans l’opinion publique et déclenché un appel à la fermeté de la part des maires de La Foa, Sarraméa, Boulouparis et Moindou dans un communiqué commun. La scène dure seulement quelques secondes : à 6 h 15, un homme, la capuche sur la tête et les pieds nus, rôde sur une terrasse, s’approche d’une baie vitrée ouverte donnant sur la salle à manger et la cuisine, observe ce qui se passe à l’intérieur, entre, enjambe l’îlot central pour dérober un téléphone portable, puis est surpris par un enfant de 11 ans qui prend son petit-déjeuner avant d’aller à l’école. L’intrus saisit alors la tête du mineur avec ses deux mains et le repousse vers l’extérieur. L’enfant appelle alors au secours sa mère, qui se préparait dans la salle de bains. Mais lorsqu’elle déboule dans le salon avec ses autres enfants, comprenant que quelque chose de grave vient de se passer, le cambrioleur a déjà pris la fuite. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Jean-Alexis Gallien-Lamarche




