Un homme de 50 ans, sous libération conditionnelle depuis le mois de mai, a insulté et menacé de mort des gendarmes mobiles qui patrouillaient à pied sur le marché de Poindimié. Le prévenu a assuré qu’il n’était pas « raciste ». Il a écopé d’un an de prison ferme.
Être insulté, « c’est une habitude » dans son quotidien de gendarme. Être la cible d’injures racistes, « c’est la première fois » de sa carrière. Ce gendarme mobile, qui témoigne devant le tribunal correctionnel de Nouméa, se souviendra longtemps de sa première patrouille dans le village de Poindimié. Le 3 octobre dernier, ce militaire de la gendarmerie et ses collègues effectuent une patrouille de sécurisation autour du marché de la commune où les habitants du coin se croisent, papotent, demandent des nouvelles aux uns et aux autres, et remplissent leurs paniers de produits locaux. S’ils souhaitent « faire connaissance avec la population », les gendarmes sont également présents à la demande du maire, qui s’est plaint à plusieurs reprises de la présence d’un groupe d’individus qui s’alcoolisent et « embêtent les familles ».
Ce jour-là, alors que la patrouille passe devant la municipalité, un groupe d’ivrognes les insulte copieusement. « Il y avait une quinzaine de personnes. Ils agitaient des bouteilles et nous faisaient des doigts d’honneur », décrit le gendarme, qui décide d’aller à la rencontre de ces gens. « On ne pouvait pas laisser passer ». Mais à peine s’est-il avancé vers eux que Robert G., âgé de 50 ans, se détache du groupe, une canette dans une main, une bouteille dans l’autre, et se met à les invectiver. Menaces de mort, injures, outrages… Tout y passe. La présidente du tribunal ne se prive pas de rappeler les mots prononcés par le quinquagénaire, la tête baissée dans le box : « Enculé de blanc », « Sale blanc », « Vous n’êtes pas chez vous », « Je vais vous faire la peau »… Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Jean-Alexis Gallien-Lamarche




