Le FLNKS, lors de sa dernière conférence de presse, a démenti les informations selon lesquelles le Groupe Fer de Lance (MSG) soutenait Bougival, diffusées notamment par La Voix du Caillou, cité par NC La 1ère, expliquant que ces informations étaient fausses. En ce début d’octobre, un certain nombre de pétitionnaires sont intervenus devant la quatrième commission des Nations unies, en charge de la décolonisation. Parmi eux, Naïa Watéou et Marie-Laure Ukeiwé pour les Loyalistes, Charles Wéa et Patrick Jomesy pour l’UNI-Palika.
Du côté du FLNKS, Christian Tein et Arnaud Cholet-Léavaka étaient inscrits sur la liste des pétitionnaires, mais ils ne sont pas venus à New York, pas plus que Ludovic Boula, le président du Sénat coutumier qui n’était représenté que par son avocat. Officieusement, la parole du FLNKS devant cette quatrième commission n’a été tenue que par Orianne Trolue, inscrite au titre des « Femmes océaniennes insoumises », mais qui a dit parler au nom du FLNKS, et par Ernest Déméné qui représentait lui « l’Association des bureaux de vote délocalisés ».
Deux États du Pacifique sont également intervenus les 7 et 8 octobre devant la commission, à savoir Fidji et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Au sujet de la Nouvelle-Calédonie, leurs représentants ont évoqué le nécessaire effort de décolonisation à fournir et le maintien de la Calédonie sur la liste des pays à décoloniser, mais pour ce qui est de Bougival, ils ont été clairs.
Évoquant l’engagement du Groupe Fer de Lance dans le dossier calédonien, le représentant fidjien a lancé : « Le MSG prend note et est encouragé par la signature de la feuille de route pour la Nouvelle-Calédonie, l’accord de Bougival, et salue les efforts collectifs des Calédoniens et du gouvernement français pour trouver une solution politique durable, après les événements tragiques de l’an dernier ». Et de conclure : « Notre groupe encourage toutes les parties à rester engagées de bonne foi dans les discussions et à travailler ensemble vers une solution politique pacifique et durable ».
Pour sa part, le Papou Fred Sarufa, rapporteur de la C24, a précisé que « la Papouasie-Nouvelle-Guinée prend note et est encouragée par la signature de l’accord de Bougival de juillet 2025, qui fait suite à l’accord de Nouméa et qui place la Nouvelle-Calédonie sur la route de l’autodétermination. Nous saluons les efforts collectifs des Calédoniens et du gouvernement de France pour trouver une solution politique durable ».
Nicolas Vignoles



