Ce jeudi, le Haut-commissaire de la République et le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ont présidé une réunion entrant dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité.
La première réunion d’un comité de pilotage dont le but est de mettre en relation des acteurs impliqués dans la gestion de ces risques cyber et surtout de définir une stratégie territoriale. « Nous avons devant nous une responsabilité commune, a indiqué Jacques Billant, celle de bâtir une cybersécurité solide et pérenne, en Nouvelle-Calédonie, pour garantir la résilience de nos infrastructures critiques et la protection de nos données sensibles ». Il a été indiqué lors de cette réunion qu’en 2024, vingt-deux enquêtes cyber avaient été menées. « L’État compte poursuivre et renforcer la lutte contre la cybercriminalité, indique le Haussariat, au regard des enjeux de sécurité pour les infrastructures calédoniennes. Il s’agit désormais de pallier leur vulnérabilité face aux cybermenaces ». Pour cela, une antenne locale de l’Office anti-cybercriminalité de police nationale a été mise en place et les moyens de détection de la gendarmerie ont été renforcés et des financements ont été débloqués. Ainsi dix structures des domaines publics, hospitaliers et économiques, viennent de bénéficier de « parcours de sécurité » financés par le plan France Relance à hauteur de 10,7 millions de francs. Des parcours de formation d’un montant identique inscrits au plan France 2030 et soutenus par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) sont en cours de réalisation pour l’OPT-NC et la province Nord. Enfin, un nouveau financement de l’État de 47,7 millions de francs vient pérenniser le Centre cyber du Pacifique, créé en 2023 par le gouvernement calédonien.
Légende photo : Le Haut-commissaire, Jacques Billant, et le président du gouvernement, Alcide Ponga. ©Haut-commissariat
Nicolas Vignoles




