Le groupe UC-FLNKS et Nationalistes a déposé hier une proposition de loi du pays sur le bureau du Congrès visant à instaurer une « imposition de solidarité sur le patrimoine ». L’UC affirme vouloir combler par ce biais une partie des déficits publics.
« Le texte a été déposé et va suivre son cours avec notamment les travaux en commission », a annoncé hier le président du groupe UC-FLNKS et Nationalistes au Congrès, Pierre-Chanel Tutugoro. Les informations fournies par la Direction des services fiscaux permettront de l’enrichir et de l’affiner, précise encore Omayra Naisseline, élue du groupe. Cette proposition de loi du pays s’inscrit dans le cadre de la « doctrine fiscale » élaborée à partir de 2019 par l’UC-FLNKS et Nationalistes. Le groupe politique indépendantiste dit vouloir « rassurer les populations aujourd’hui inquiètes de la situation du pays » qu’il dénonce, sans surprise, comme « un héritage des précédentes mandatures pesant sur les classes moyennes et les ménages les moins aisés ». L’UC-FLNKS et Nationalistes invoque les différentes crises – sanitaire, institutionnelle, économique et sociale – qui ont impacté cette mandature, cumulées à l’absence de réformes, pour expliquer l’actuel contexte financier, mais ne s’attarde pas sur les conséquences dramatiques des émeutes. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende photo : Pierre-Chanel Tutugoro et Omayra Naisseline ont présenté hier le texte de l’UC-FLNKS sur une imposition de solidarité sur le patrimoine ©IP
Isabelle Peltier



