Cinq membres d’une même famille ont été relaxés par le tribunal correctionnel alors qu’ils étaient poursuivis pour vol et tentative de vol dans des magasins de Païta, lors des émeutes de 2024. Ils ont affirmé avoir récupéré des objets pour les rendre à leurs propriétaires. La justice les a crus.
Ils jurent n’avoir été guidés que par « le bon sens » et « la bonne foi ». Cinq membres d’une même famille, âgés de 24 à 57 ans, se sont retrouvés à la barre du tribunal correctionnel de Nouméa pour répondre de faits de vol et de tentative de vol commis le 2 juin 2024, à Païta, alors que le pays était secoué par des violences insurrectionnelles sans précédent. Ces trois hommes et deux femmes avaient été arrêtés par les gendarmes en pleine journée alors qu’ils chargeaient la benne de leur pick-up avec des affaires appartenant aux commerces « Chez Tonton » et « Chez Suzanne » ainsi qu’à une auto-école. « Les magasins avaient déjà été cambriolés et une partie des locaux avait été incendiée », précise la matriarche. La présidente fait l’inventaire des objets retrouvés dans leur véhicule : des dizaines de savons, des nattes, des manous, des bougies, des jeux de bingo, des démaquillants, des bodys pour bébés, des vêtements de toutes sortes, des tabourets, des chaises, des tables, des réveils, etc. « Toutes les affaires ont été restituées aux propriétaires », assure Véronique Salabert, la présidente, qui s’exclame : « merci les émeutes, merci les émeutiers ! Quand on voit la situation de la Nouvelle-Calédonie aujourd’hui ». Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Jean-Alexis Gallien-Lamarche




