L’offre de rachat de l’usine du Sud tient encore. Le groupe New Battery Metals (NBM), qatarie pour les ressources financières, chypriote pour l’industrie, est toujours dans les starting-blocks. Et l’affaire pourrait être conclue d’ici la fin du mois d’octobre.
Le groupe qatari-chypriote NBM avait fait une offre de rachat visant à acquérir 74 % des parts de Prony Resources, pour laquelle il avait obtenu l’exclusivité. Celle-ci est toujours à l’étude. Les négociations entre l’État et la compagnie qatarie-chypriote se poursuivent donc et la dernière ligne droite se profile. « Les choses avancent très bien, ils veulent finaliser le deal pour le 30 octobre », selon une source proche du dossier. La société vient d’ailleurs d’achever une nouvelle visite du complexe hydrométallurgique pour faire le point sur le process et les produits issus des entrailles de l’usine. PRNC est aujourd’hui l’un des trois sites mondiaux en mesure de produire du NHC (nickel hydroxyde cake). Un produit intermédiaire, composé de 37 % de nickel et de 2 à 3 % de cobalt, qui entre dans la fabrication des batteries lithium-ion/nickel utilisées dans la fabrication de véhicules électriques.
Mais ce produit est-il toujours le plus pertinent par rapport aux besoins du marché ? Cette question compte parmi celles que se pose le potentiel repreneur. À cela s’ajoute le sujet de la dette de l’usine du Sud, de plus de 65 milliards de francs envers l’État. Sera-t-elle effacée en cas de reprise ? Et l’État prendra-t-il à sa charge une partie du coût de l’énergie, « comme cela avait été un temps évoqué » ? Sans oublier le contexte politique et institutionnel, qui pourrait jouer en faveur ou en défaveur du rachat. Au-delà du sort qui sera réservé à l’accord de Bougival, le contexte national constitue aussi une embûche de taille. De fait, une partie de l’offre de reprise relève du projet de loi de finances (PLF) national, dont le vote est loin d’être assuré pour l’heure, faute de majorité. Mais en attendant, faute de mieux, l’intérêt des repreneurs est toujours là.
Béryl Ziegler




