Yaël M’Boueri et Jacques Naperavoin ont été condamnés à 30 et 36 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Nouméa, vendredi, pour leur évasion du centre pénitentiaire de Koné, le 13 mai dernier, ainsi que pour une série de tentatives de vol aux premières heures de leur cavale.
Ne cherchez pas un plan savamment orchestré depuis des mois dans le plus grand secret. « Pas d’hélicoptère, pas de commandos armés », ironise leur avocate, Me Barbara Brunard, en référence aux spectaculaires et médiatiques évasions de Rédoine Faïd et d’Antonio Ferrera, deux figures du grand banditisme passées maîtres dans l’art de l’évasion et de la cavale.
Yaël M’Boueri et Jacques Naperavoin ont simplement profité d’un coup de chance pour se faire la malle. Au petit matin du 13 mai dernier, les agents pénitentiaires du centre de détention de Koné découvrent avec stupéfaction que cinq détenus manquent à l’appel dans leurs cellules.
C’est la stupéfaction générale : alors que l’État a engagé des milliers de gendarmes et de policiers pour empêcher tout débordement à l’occasion de « l’anniversaire » des émeutes de 2024, voilà que cinq détenus se baladent désormais dans la nature. On comprend alors que l’évasion s’est produite en deux temps. Frédéric Taramoin et Axel Nechero sont les premiers à réussir à s’échapper sans se faire repérer (lire ci-contre), aux alentours de deux heures du matin, avant d’être suivis par Yaël M’Boueri et Jacques Naperavoin, deux heures plus tard. Mais leur sortie prématurée de la prison du Nord n’est aucunement préparée. Personne ne les attend à l’extérieur des grilles pour les véhiculer vers une cachette. Pas de téléphone, pas d’argent. La cavale commence mal.
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Légende photo : « C’est une décision équilibrée du tribunal correctionnel qui correspond aux faits », a réagi l’avocate Me Barbara Brunard au sortir du procès.
Jean-Alexis Gallien-Lamarche




