C’est la question que l’on peut se poser au vu des « célébrations » de ce mercredi. Quelques communes et le Comité 150 ans ont marqué ce jour, sans que les foules se mobilisent. Le 24 septembre est vraiment un jour particulier.
En vérité, on n’a jamais su trop quoi faire de ce 24 septembre, jour commémorant la prise de possession de la Nouvelle-Calédonie par la France. Pendant très longtemps, ce jour a été l’archétype d’une fête coloniale surannée avec crinoline, courses de chevaux et défilé des enfants des écoles. L’apparition de la revendication d’indépendance en a changé le paradigme lorsque les indépendantistes en ont fait un « jour de deuil », et l’occasion chaque année renouvelée, de réclamer l’indépendance. Au sortir de l’accord de Nouméa, le 24 septembre est devenu la « fête de la citoyenneté », et durant quelques éditions, elle a pu paraître en effet comme le jour pour magnifier le vivre-ensemble et le destin commun, socle sur lequel reposait cet accord. On se souvient à cet égard de la grande exposition itinérante organisée à l’initiative de Déwé Gorodey ou d’un pilou endiablé autour du Mwâ Kââ, installé en 2008 baie de la Moselle, et auquel avaient pris part un certain nombre de personnalités dont la présidente du gouvernement d’alors Marie-Noëlle Thémereau. Mais le soufflé est vite retombé, du fait que les indépendantistes ont maintenu le 24 septembre comme étant le symbole de la souffrance kanak, plutôt que de se projeter vers une fête qui aurait pu, qui aurait dû, rassembler les Calédoniens. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende photo : Le monument de Balade.
Nicolas VignolesÂ



