Alors que les Calédoniens craignaient un retour des troubles liés aux événements du 24 septembre, et notamment à la supposée proclamation d’indépendance de Kanaky par le FLNKS, l’État avait engagé plusieurs milliers de membres des forces de l’ordre pour empêcher tout débordement. Pour La Voix du Caillou, la directrice de la police nationale à Nouméa revient sur l’impressionnant dispositif mobilisé ces derniers jours. Marjorie Ghizoli se félicite qu’aucun incident majeur ne soit venu perturber les festivités.
LVDC : La date du 24 septembre était attendue par de nombreux Calédoniens qui redoutaient des troubles à l’ordre public. Quel premier bilan pouvez-vous faire de cette période sensible ?
C’est un bilan positif, car nous avons vécu ce que tout le monde espérait : une journée calme, festive et commémorative. On attendait de nous que le centre-ville et les quartiers vivent dans la sérénité et que la population se sente en sécurité. Il y avait évidemment des craintes autour de cette période. C’était la raison pour laquelle un dispositif particulier avait été mis en place sous l’autorité du Haut-commissaire de la République. Je constate qu’aucun débordement n’a eu lieu et que les événements se sont déroulés dans la sérénité et la confiance.
LVDC : Si la journée du 24 septembre s’est déroulée sans heurt, est-ce que les forces de l’ordre ont été confrontées à des violences urbaines dans la nuit de mercredi à jeudi ?
Nous avons recensé très peu de faits délictueux commis ces 48 dernières heures. Nous n’avons notamment constaté aucun incendie criminel d’habitations ou de commerces. Il y a eu de légères entraves dans certains quartiers, quelques incendies mineurs de déchets verts et trois jets de projectiles visant les forces de l’ordre. Au total, une vingtaine de faits de petite délinquance ont pu être comptabilisés entre le 23 et le 25 septembre. Les quartiers étaient tenus et sous contrôle de jour comme de nuit. Nous avons également interpellé un individu fortement alcoolisé qui tentait de franchir les grilles du palais de justice, mais il s’agit là de délinquance de droit commun. Il a aussi été procédé à l’arrestation de deux personnes qui tentaient de taguer un bâtiment de la DITTT.
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Propos recueillis par Jean-Alexis Gallien-Lamarche



