Cécile Lanchon peint comme on rêve, en couches successives de couleurs et d’histoires. Son exposition Rencontre entre les mondes, présentée au Musée maritime jusqu’au 18 décembre, invite à plonger dans un univers doux et hypnotique.
Les tableaux de Cécile Lanchon exposés au Musée maritime sont comme un canapé profond et trop moelleux. En les regardant, on est aspiré dans un cocon enveloppant, on plonge dans un monde doux, parfois un peu inquiétant, et s’en extraire demande un effort particulier. L’artiste doit probablement y laisser une partie de son âme pour envoûter ainsi le spectateur. Pourtant, ce ne sont que des paysages. Ah… mais non… à y regarder de plus près, il y a tant de choses à voir, à lire, à comprendre. C’est que Cécile Lanchon possède des années de peinture derrière elle, dont certaines passées à créer de l’ancien, à inventer un passé. C’était du temps où elle était peintre patineur pour le cinéma. « Ce sont ceux qui font le faux vieux. On rajoute du vieillissement, de l’usure, de l’histoire. Je suis une faussaire en fait ! » s’amuse-t-elle. « J’adore cette poésie. » Pour ajouter un passé à des décors neufs, l’artiste cumule des couches et des couches de peinture, jusqu’à laisser apparaître l’usure en transparence. Dans les toiles de l’exposition Rencontre entre les mondes, présentées au Musée maritime, ce jeu de transparence apporte une profondeur troublante à la toile, et le visiteur peut s’y perdre s’il regarde trop longtemps. « Quand je rentre dans ma peinture, je m’y perds, comme quand on regarde un nuage ou l’écorce d’un arbre. Je me perds dans un détail, une couleur… » Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Aurélia Dumté





Sera présente samedi dernier ? Chic alors !