La conférence de presse multipartiste d’hier matin, organisée pour présenter « une déclaration unitaire », avait quelque chose d’un peu étonnant. Les plus anciens se souviennent de ce FLNKS dont les groupes de pression pesaient d’un poids politique certain et dont la voix portait. Hier autour de la table se regroupaient mouvements et organisations d’une représentativité très incertaine, sinon inexistante, exception fait de l’UC, mais aussi de l’EPKNC qui revendique 40 000 fidèles (les protestants calédoniens seraient-ils donc tous favorables à kanaky ?). L’ensemble disparate interroge également sur le leadership au sein de cette partie des indépendantistes. On demande un chef, mais il semble que personne ne se nomme, Christian Tein étant occupé à la tournée des meetings d’extrême-gauche et des rencontres avec les personnalités de cette même obédience. Ainsi, on cherche une ligne, une directive, un projet, sur lesquelles, pourquoi pas, poser les bases de rencontres et d’un dialogue. Mais rien, sinon kanaky, toujours aussi irréelle, avant les présidentielles de 2027, alors même que ce 24 septembre devait déjà être le jour glorieux de la déclaration unilatérale d’indépendance ! Les anciens du FLNKS, ainsi ceux qui ont été écartés après Bougival, doivent se demander vers quoi les « jeunes » qui veulent prendre leur place, les entrainent. Â
Nicolas VignolesÂ



