Juristes et constitutionnalistes l’affirment, le Conseil Constitutionnel ne pouvait donner une autre réponse que celle qu’il a apporté à la question du gel du corps électoral. Ce dernier est donc bien constitutionnalisé, et ne peut plus être changé que par une modification de la Constitution. La logique du droit est respéctée, mais la décision est dure à avaler, surtout pour les 42 000 personnes vivant en Nouvelle-Calédonie, et privées du droit de vote, une incroyable exception française. Plus le temps passe et plus nous constatons que si l’accord de Nouméa a apporté paix et développement, il nous a quand même mené dans une impasse dont nous ne savons plus comment sortir. Et il faudra bien de surcroit, qu’un jour on nous fasse l’histoire du gel et de la modification constitutionnelle de 2007. Tout cela nous fait dire combien il est difficile d’être Français en France (car jusqu’à preuve d’un contraire, la Calédonie demeure française), et combien il est dur d’être Français en Calédonie. Car rien ne nous est jamais épargné, sommés que nous sommes de constamment nous justifier de vouloir rester Français, et condamnés à faire face à de nombreux vents contraires qui soufflent drus face à nos droits, et à l’expression démocratique en faveur de la France que nous avons maintes fois exprimée.
Nicolas Vignoles




