Dimanche 14 septembre, une tortue « grosse tête » et un dugong ont été trouvés dans la mangrove, sur la zone de Dumbéa. Si la première, qui était ligotée, a pu être secourue vivante, la vache marine, elle, n’a pas survécu. Ces deux espèces sont classées « en danger d’extinction » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Elles doivent donc impérativement être préservées.
Une tortue « grosse tête », femelle, âgée de 25 à 30 ans, trouvée attachée dans la mangrove avec des traces profondes aux pattes provoquées par les liens qui la retenaient. C’était dimanche dernier. L’animal a été secouru par les gardes-nature de la province Sud, appuyés par la brigade nautique de la gendarmerie nationale. Il a été transporté à l’aquarium des lagons ; placé sous traitement antibiotique, il survivra à ses blessures. Le dugong trouvé le même jour dans des palétuviers, toujours dans la zone de Dumbéa, n’aura pas eu autant de chance. Cette femelle en âge de se reproduire, qui heureusement n’était ni gestante ni allaitante et n’aura donc pas laissé de petit derrière elle, n’a pas pu être sauvée. « Elle est morte peu avant qu’on ne la trouve, c’est pour cela qu’elle s’est échouée », explique Matthieu Petit, responsable du département de la Direction du développement durable de la province Sud à Païta. Une autopsie réalisée par un vétérinaire membre du réseau d’échouage de la collectivité a duré pas moins de quatre heures et a permis de déterminer l’origine du décès : manque d’oxygène « à la suite d’une blessure provoquée par une arme de type flèche ou sagaie, qui lui a transpercé la cage thoracique puis le poumon sur quatre centimètres, entraînant une hémorragie interne », précise Matthieu Petit. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende photo : Le dugong se nourrit de 40 kilos d’herbier par jour.
Isabelle Peltier




