Hier, vendredi 19 septembre, nous commémorions le 85e anniversaire du ralliement de la Nouvelle-Calédonie à la France Libre du général de Gaulle.
Un dépôt de gerbe était organisé à la Croix de Lorraine du Mont-Coffyn. Il s’est déroulé en présence d’un détachement militaire et des autorités politiques, administratives et militaires, notamment le maire de Nouméa, Sonia Lagarde, dont le père fut le plus jeune engagé volontaire au sein du bataillon du Pacifique. Cette année, la mémoire du capitaine Raymond Perraud, compagnon de la libération, et du sergent René Boucher, résistant membre des Forces Françaises Libres, furent également évoquées. Raymond Perraud, officier au bataillon du Pacifique de tous les combats de l’unité, fut tué le 23 août 1944 lors des combats de la garde, deux jours après le débarquement de Provence. Il avait été lui aussi un acteur de premier plan du ralliement à la France libre. René Bouchet, originaire de Farino, résistant, est mort fusillé par les Allemands le 19 août 1944 en Isère.
Les jours de septembre 1940
Cette cérémonie a rappelé le souvenir de ceux qui en Nouvelle-Calédonie, dès juin 1940, ont agi et milité pour que le Caillou se range du côté de ceux qui voulaient poursuivre le combat aux côtés de la Grande-Bretagne contre l’Allemagne nazie. Parmi ceux-là, des personnalités comme le notaire Michel Verges, qui sera fait Compagnon de la Libération, mais tant d’autres en particulier chez les Broussards. Ce 19 septembre 1940 en effet, les Broussards descendent sur Nouméa pour manifester, soutenus par le Conseil général de l’époque. Ils se placent sous la bannière d’Henri Sautot, commissaire-résident des Nouvelles-Hébrides, l’actuel Vanuatu, qui se sont aussi ralliées à la France libre et à qui, le général de Gaulle a donné l’ordre de se rendre à Nouméa. Les manifestants investissent les locaux du gouverneur Denis, et procèdent à son arrestation. Henri Sautot le remplace, et proclame le ralliement de la Nouvelle-Calédonie à la France libre. Pour avoir été l’un des tout premiers territoires à se placer sous la responsabilité du général de Gaulle, la Nouvelle-Calédonie recevra la médaille de la Résistance en 1946.
Nicolas Vignoles




