Le haut-commissariat a demandé au tribunal administratif d’annuler le recrutement du directeur adjoint de la direction de la protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse (DPJEJ). En cause, le manque de compétences du candidat pour ce poste stratégique.
C’est un recrutement qui n’a pas plu à l’État. En décembre dernier, les services du haut-commissariat ont déposé un « déféré » devant le tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie pour s’opposer à la nomination du directeur adjoint de la direction de la protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse (DPJEJ). Derrière ce recrutement à un poste ultra-stratégique pour la prise en charge et l’avenir des jeunes calédoniens en difficulté, le membre du gouvernement Mickaël Forrest.
Si les services de l’État ont engagé une action en justice, c’est qu’ils doutaient sérieusement du choix du candidat. La Protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse s’articule autour de quatre grandes missions : la protection de l’enfance dans le cadre de l’assistance éducative, le traitement de la délinquance des mineurs, la lutte contre la récidive et la prévention du décrochage scolaire. Un secteur particulièrement important quand on sait que de trop nombreux jeunes sont livrés à eux-mêmes, réticents à toute forme d’autorité et bien souvent dépendants de l’alcool et du cannabis. La feuille de route du directeur adjoint de la DPJEJ consiste notamment à « garantir la prise en charge adaptée des mineurs confiés par une décision du tribunal de première instance aux services publics de la Nouvelle-Calédonie, des provinces et des associations conventionnées ». Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Jean-Alexis Gallien-Lamarche




