Braconnage, vol de bétail et de productions maraîchères, dégradations : les exploitations agricoles et les fermes d’élevage sont elles aussi victimes d’exactions. Les actions de surveillance et les mesures de soutien se multiplient pour contrer des conséquences économiques parfois désastreuses.
Février 2025 : une plantation de bananes de la commune du Mont-Dore se fait voler près de 1,7 tonne de fruits. En juillet, c’est une propriété située à La Foa qui se fait dérober 1,3 tonne d’agrumes en une nuit. La Voix du Caillou s’était chaque fois fait l’écho du désarroi des deux producteurs, dont l’activité avait été lourdement impactée par ces vols de très grande ampleur. Mais les exploitants agricoles font face également à d’autres types d’exactions, telles que le vol de matériel ou la destruction d’infrastructures et de clôtures. Face à un phénomène dont le rythme tend à s’accélérer, la province Sud avait adopté le 31 juillet dernier des mesures de soutien aux exploitations agricoles dont les machines ont pu être volées, ou les clôtures dégradées. « Il s’agit d’une aide financière exceptionnelle au rachat de matériel, pour des producteurs qui subissent des pertes de production suite à des exactions, et qui ont des problèmes de trésorerie pour faire face au remplacement ou aux réparations qui s’imposent à eux », détaille Frédéric Gimat, directeur adjoint de la Direction du développement durable des territoires de la province Sud. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende photo : Des vols « alimentaires » sont constatés sur les propriétés agricoles
Isabelle Peltier




