Notre systĆØme de santĆ© est fragilisĆ©, tout le monde le sait. Les dĆ©parts en masse des soignants, qui se sont accentuĆ©s lors de lāinsurrection de la CCAT, ont crƩƩ un vĆ©ritable vide sanitaire que lāon ne parvient que partiellement Ć combler. Dans ce contexte, une inquiĆ©tude nouvelle apparaĆ®t concernant la santĆ© mentale des CalĆ©doniens. Elle a trouvĆ© rĆ©cemment une tragique illustration dans les deux suicides survenus Ć quelques semaines dāintervalle au pont des Ćrudits. Et la situation est dĆ©licate Ć dĆ©finir en lāabsence de statistiques et de chiffres rĆ©cents. On constate simplement la rarĆ©faction du nombre de psychiatres, dans le public comme dans le privĆ©, et de pĆ©dopsychiatres dont le nombre est passĆ© de 8 Ć 1. On sait aussi, parce que cāest relevĆ© dans les cabinets des gĆ©nĆ©ralistes auprĆØs de leurs patients venus les consulter, que le 13 mai a eu des consĆ©quences sur la santĆ© mentale de nombreux CalĆ©doniens souffrant dāanxiĆ©tĆ©s, dāangoisses, et mĆŖme de syndromes post-traumatiques. La situation sāaggrave Ć©galement du fait que, comme pour les soins Ā« classiques Ā», de nombreux patients relevant de la psychiatrie ne se soignent plus pour cause de manque de revenus ou de transport. Une situation inquiĆ©tante sur laquelle les autoritĆ©s politiques, administratives et sanitaires devraient se pencher en urgence, pour tenter de la rĆ©soudre.
Nicolas Vignoles




