La Centrale accostée temporaire (CAT), opérée par la SLN, ne produit que 2 % de l’électricité distribuée aux Calédoniens. Mais derrière cette statistique se cache en réalité un maillon stratégique du système électrique.
« La CAT, comme on l’appelle ici, c’est onze moteurs de 17,1 mégawatts chacun, qui permettent de générer l’électricité et de garantir aujourd’hui l’alimentation électrique de la SLN, la continuité opérationnelle des fours de Doniambo », avait expliqué Jérémy Szopa, responsable pays pour la société turque Karpowership en Nouvelle-Calédonie, lors d’une visite de la CAT ouverte à la presse en août dernier. Dans les faits, la centrale accostée consacre environ 90 % de sa production d’électricité à l’usine métallurgique de la SLN. Les 10 % restants sont injectés sur le réseau calédonien. La CAT est donc un producteur d’électricité et alimente la distribution publique, au même titre qu’une dizaine d’acteurs parmi lesquels Total Energies, Alize Energie, Akuo… et tous ceux qui ont des panneaux photovoltaïques en toiture. Certes, elle ne représente depuis le début d’année que 2 % de l’électricité fournie aux Calédoniens. Un chiffre qui peut paraître modeste. Mais en réalité, au-delà, la CAT joue un rôle prépondérant. « Nous garantissons la stabilité du réseau calédonien en contrôlant en permanence la fréquence, ce qui évite les blackout », avait précisé Jérémy Szopa.
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Béryl Ziegler




