La troisième édition de l’exercice militaire BRUNET-TAKAMORI s’est achevée vendredi à Plum, au RIMaP-NC. Près de 400 soldats français et japonais ont participé à deux semaines d’entraînement conjoint.
Deux semaines d’intenses manœuvres se sont conclues hier au Régiment d’infanterie de marine du Pacifique – Nouvelle-Calédonie (RIMaP-NC), à Plum. L’exercice bilatéral franco-japonais BRUNET-TAKAMORI, organisé pour la troisième fois depuis 2023, a réuni près de 400 militaires, dont 120 soldats de la Force Terrestre d’Autodéfense Japonaise (JGSDF). La démonstration finale, baptisée « VIP-Day », s’est déroulée devant une délégation d’autorités civiles et militaires, dont les consuls de Nouvelle-Zélande, d’Australie, d’Indonésie et du Japon. Le lieutenant-colonel Antoine, chef des opérations, décrit le scénario choisi. « L’objectif aujourd’hui était de sécuriser un point d’évacuation. Les forces japonaises ont neutralisé la menace ennemie sur la plage avant de permettre le recueil et l’évacuation des troupes françaises par la Marine nationale ». Le dispositif a mobilisé de nombreux moyens : infanterie débarquée, unités du génie pour déminer la zone, cavalerie pour protéger le périmètre. Des blessés simulés ont été pris en charge sur le terrain puis évacués selon leur état de gravité. L’exercice a aussi intégré l’utilisation de drones et d’hélicoptères. Pour le lieutenant-colonel Antoine, « le premier défi à relever, c’est la coordination des moyens. Avec environ 120 militaires japonais intégrés à nos propres unités, le volume global atteignait 400 hommes. Une telle échelle n’avait jamais été testée auparavant et la coordination était cruciale ».
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Légende photo : Simulation d’un soldat blessé pris en charge par un autre soldat avant d’être hélitreuillé.
Claire Rio-Pennuen



