En Nouvelle-Calédonie, la nomination de Sébastien Lecornu comme Premier ministre a fait réagir. Les Loyaliste et le Rassemblement s’en sont félicités, espérant que le nouveau Chef du gouvernement maintienne le cap et acte la mise en œuvre du processus de Bougival. Chez les indépendantistes en revanche, à l’UC-FLNKS-CCAT, c’est la soupe à la grimace et au Palika, on n’a pas oublié que Sébastien Lecornu était le ministre des outre-mer du 3ème référendum. Si l’on ne peut pas contenter tout le monde, la nomination de Sébastien Lecornu semble avoir récréer les vieux clivages, ce qui est dommageable après Bougival. Parce qu’en fait toute la question est là, parmi toutes les difficultés auxquelles va être confronté le 1er ministre et le nouveau gouvernement, quelle place entendent-ils donner au processus de mise en œuvre de l’accord ? Et l’on attend du Chef du gouvernement, comme de celui qu’il nommera rue Oudinot (ça pourrait être Manuel Valls reconduit), qu’il poursuivre sur le chemin tracé par l’accord du 12 juillet. L’équilibre est encore trop fragile, et la situation de la Calédonie restant très délicate, on ne peut se permettre la remise en cause de ce qui a été négocié et signé. Tout porte à croire que Sébastien Lecornu, même s’il annonce une politique de « rupture », ne semble pas être homme à prendre ce risque.
Nicolas Vignoles




