Rien ni personne n’est venu sauver le soldat Bayrou. Son ministère s’est écrasé lourdement contre le mur de la défiance, dans des proportions importantes. C’est la fin d’un gouvernement qui aura duré neuf mois.
« Mais qu’allait-il faire dans cette galère ? » François Bayrou, que rien n’obligeait, a demandé la confiance de l’Assemblée nationale en vertu de l’article 49.1 de la Constitution. Certains de ses prédécesseurs avaient eu recours à cette procédure, et tous avaient obtenu la confiance : pas lui. Et il a subi une défiance que d’aucuns qualifient d’historique. 573 députés étaient en séance, il y a eu 558 votes exprimés, 364 députés ont voté contre la confiance qui n’a recueilli que 194 voix. Un plébiscite anti-Bayrou qui visait aussi le Président de la République. La nuit dernière pour nous, François Bayrou a présenté sa démission et celle de son gouvernement, et il va désormais expédier les affaires courantes jusqu’à la nomination d’un successeur.
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Nicolas Vignoles



