L’institut d’émission d’Outre-mer (IEOM) a publié son étude sur les tendances économiques conjoncturelles pour le deuxième trimestre de cette année (avril, mai, juin). L’institut fait état d’une situation « encore dégradée ». Un euphémisme…
Ce rapport de l’IEOM, comme les précédents d’ailleurs, confirme cette réalité que nie la CCAT, à savoir que l’effondrement de l’économie calédonienne est le résultat de l’insurrection du 13 mai 2024, et d’elle seule ! « Les répercussions des émeutes de mai 2024 demeurent perceptibles et continuent d’affecter une large part du tissu économique calédonien », écrit ainsi l’Institut. « Si certains indicateurs s’améliorent (extraction minière, production métallurgique…), d’autres restent durablement dégradés et traduisent un manque de perspectives. » Et le dernier rapport, publié en fin de semaine dernière, donne le ton : « Les défaillances d’entreprises sont en hausse, la consommation des ménages en baisse et de nombreux secteurs en difficulté. Au-delà du lourd bilan humain et matériel des émeutes, les destructions ont entraîné une hausse substantielle du nombre de chômeurs alors que la situation financière des comptes sociaux était déjà critique. Le territoire demeure fortement dépendant des aides en provenance de l’Hexagone. »
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Nicolas Vignoles




