Toute la France attend le 8. Toute ? Oui, même et surtout la Nouvelle-Calédonie. Le 8 septembre 2025, un jour où, a priori dans l’Histoire, il ne s’est jamais rien passé de notable, pourrait donc devenir remarquable. Le jour où le cinquième premier ministre de l’ère Macron est tombé. La chute d’un chef de gouvernement n’était jusqu’alors pas fréquente sous la Ve République, mais en quelques mois seulement, François Bayrou pourrait déjà être le second. Vers quoi tout cela nous conduit-il ? Vers la dissolution réclament certains, ainsi au Rassemblement national et à LFI, mais aussi Edouard Philippe et même Nicolas Sarkozy. C’est donc l’instabilité politique qui règne et qui fait dire à Manuel Valls que l’on est au bord d’une crise de régime. Et nous dans tout ça, ballotés que nous sommes dans l’orage des ambitions politiques nationales ? Eh bien nous faisons le dos rond en espérant que le ciel ne nous tombe pas sur la tête. Nous dont l’avenir, en particulier le futur économique, était déjà incertain pour cause d’insurrection de la CCAT, nous ne sommes plus maîtres de notre destin. Mais nous avons encore l’espoir que, dans un ultime réflexe de responsabilités, une majorité de groupes politiques décident d’épargner la Nouvelle-Calédonie de nouveaux aléas, en maintenant leur soutien au processus de mise en œuvre de l’accord de Bougival.
Nicolas Vignoles



