À l’approche du 8 septembre, et de la probable chute du gouvernement Bayrou, des inquiétudes sourdes s’installent quant à l’avenir du processus de l’accord de Bougival.
Vraisemblablement, le gouvernement Bayrou tombera ce 8 septembre après qu’une majorité de députés, du Rassemblement national à La France insoumise, aient décidé de ne pas lui accorder leur confiance. Cela va enclencher une crise politique qui se traduira, soit par un changement de premier ministre et de gouvernement (mais au bout de combien de temps ?), soit par une dissolution. En tout état de cause, ce changement de gouvernement, voire de majorité, aura un impact sur la mise en œuvre de Bougival, mais le processus peut-il être abandonné ?
Le processus continue
Sur sa page Facebook, Sonia Backes, qui est actuellement à Paris, annonce que « cette semaine j’ai échangé avec beaucoup de responsables politiques nationaux », car il lui semblait, dit-elle, « essentiel d’apporter les informations justes de ce qui se passe en Nouvelle-Calédonie ». Elle a ainsi insisté auprès de ses interlocuteurs sur trois points : « Non le FLNKS ce n’est pas ‘tous les indépendantistes’. Oui, l’accord de Bougival permettrait à la Nouvelle-Calédonie de se relever. Oui, il est le résultat d’un compromis où chacun a fait des concessions. Il ne s’agit pas de revenir aujourd’hui uniquement sur ce qui ne plaît pas d’un côté ou de l’autre. C’est un subtil équilibre ».
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Nicolas Vignoles




