Le procureur de la République, Yves Dupas, a publié un communiqué mercredi soir pour signaler « que plusieurs enquêtes pénales sont actuellement en cours, suite à des menaces de mort ou des menaces de dégradation de biens par incendie proférées à l’encontre des élus calédoniens, signataires de l’accord de Bougival ». Il fait état entre autres, d’une enquête ouverte à la suite d’une plainte de Philippe Gomès, menacé par un internaute sur Facebook qui avait écrit : « Sincèrement, si je le croise, je le butte ! Je ne supporte plus sa face de rat ». L’auteur de ce message a été identifié et placé en garde à vue. Le procureur indique que l’homme, sans antécédent judiciaire, a reconnu les faits et expliqué, « ne pas suivre particulièrement la politique. Habitant dans la commune du Mont-Dore sud, il indiquait qu’il était excédé par les exactions commises depuis 2024 et la dégradation de ses conditions de vie. La veille de la publication, il aurait subi un caillassage au passage de la tribu de Saint-Louis ». Il a été condamné à une peine de 100 jours amende à 1 000 francs, peine proposée par le parquet, et homologuée par le juge délégué.
Des menaces effectives
« Il convient de rappeler, précise également le procureur dans son communiqué, que les actes de violences, de menaces ou intimidation ciblant les élus du territoire qui portent atteinte, de manière grave, au fonctionnement de nos institutions démocratiques, justifient une réponse judiciaire rapide et adaptée ». Ce communiqué, indiquant l’ouverture d’enquêtes pénales, au pluriel, confirme ce que les responsables politiques et locaux craignaient, à savoir que les élus signataires de Bougival seraient plus ou moins menacés par les plus radicaux des opposants à l’accord. À ce titre, rappelons-nous la déclaration d’Emmanuel Tjibaou lors de la séance de clôture des négociations à l’Elysée.
Légende photo : Philippe Gomès avait déposé plainte à la suite de menaces sur les réseaux sociaux



