A l’instar de la Nouvelle-Calédonie, ACI ne va pas bien. Les ennuis s’accumulent, relançant le débat sur la nécessité d’ouvrir le ciel à d’autres compagnies. L’exemple de la Polynésie où les compagnies se bousculent sur le tarmac de Faa’a, font que les Calédoniens se demandent pourquoi il n’en est pas de même à La Tontouta. Les pannes et reports à répétition doivent mettre les équipes d’ACI dans l’embarras, sans doute confrontées qu’elles sont en permanence à la récrimination, qui prend de l’ampleur, des usagers. Récriminations que les prix des billets attisent, évidemment. En attendant, le transport aérien calédonien, qu’il soit international ou domestique, connait une crise sans précédent qui pose la question de la survie d’AirCal comme d’AirCalin, pour autant que nous ayons toujours les moyens financiers de posseder deux compagnies aériennes disposant bien sûr, de deux flottes distinctes. Mais très certainement que certains – ceux qui défendent ce dossier brûlant et délicat, bien sûr – argueront que la multiplication des incidents techniques réclament le renouvellement de la flotte d’ACI. Toujours est-il qu’il faut un débat sur cette question, que ne réglera pas le seul, le transvasement de Magenta à La Tontouta. Il est temps peut-être de revoir notre politique du transport aérien.
Nicolas Vignoles




