L’auteur présumé du coup de feu contre la gendarmerie de Tadine, le 25 août dernier, a été présenté hier devant le tribunal correctionnel dans le cadre d’une comparution immédiate. Il a demandé le renvoi de l’affaire, qui sera finalement étudiée le mois prochain.
L’auteur présumé du coup de feu sur la gendarmerie de Tadine, à Maré, comparaissait hier devant le tribunal correctionnel de Nouméa. Mais le dossier, pourtant attendu, a finalement été renvoyé. C’était une possibilité alors que chaque prévenu qui est présenté pour la première fois dans le cadre d’une comparution immédiate peut demander le renvoi de son affaire afin de préparer sa défense. C’est le choix qui a donc été fait par le prévenu, un homme de 33 ans originaire de la tribu de La Roche, à Maré.
Les faits remontent au 25 août dernier. Et le suspect présumé s’était présenté de lui-même à la gendarmerie, après une coutume de pardon au sein de la tribu. « C’est un dossier d’une certaine gravité, avec l’ouverture d’une enquête criminelle au départ », a rappelé Me Thomas Bruet, l’avocat de la défense. « Le problème de ce dossier, à mon sens, c’est que l’enquête n’est pas suffisante pour juger ce type de fait. » Le conseil pointe ainsi deux manquements dans la procédure : l’absence d’une expertise psychiatrique, « car on ne peut pas juger des faits aussi graves sans analyser la personnalité de monsieur », ainsi que les capacités de son client à lire et à écrire. « Le problème, c’est la signature des procès-verbaux de garde à vue, je n’ai aucune idée s’il a véritablement compris, s’il a conscience de ce qui était écrit dedans », poursuit l’avocat, qui demande également la remise en liberté de son client jusqu’à la prochaine audience. Si le tribunal a bel et bien ordonné une expertise psychiatrique du prévenu, ce dernier restera toutefois en détention provisoire jusqu’à la prochaine audience, reportée au 17 octobre prochain.
Claire Gaveau




