Dans la nuit de vendredi à samedi, les gendarmes ont été la cible d’une embuscade à Païta. Un individu de 26 ans comparaissait hier matin pour violences volontaires.
La nuit de vendredi à samedi a été particulièrement animée à Païta. Malheureusement, aucune fête ou célébration n’était au programme de la commune du Grand Nouméa. Deux gendarmes ont dû gérer une situation de crise alors qu’ils circulaient à bord d’un utilitaire, un Partner sérigraphié, donc facilement reconnaissable. Et, dans un quartier où une patrouille s’était déjà faite caillasser un mois plus tôt, ils ont violemment été pris à part. L’un des gendarmes en action ce soir-là, réserviste depuis quatre ans, raconte la scène devant le tribunal correctionnel de Nouméa : « Il est environ 1 h 40, on est en contrôle de zone et en sortant du secteur, on aperçoit une grande fumée. Et quand on s’est rapproché, qu’on est rentré dans le quartier, on a vu une vingtaine d’individus en bord de route. On a alors fait demi-tour. Et c’est là, quand on est arrivé, qu’ils se sont tous mis sur la route. » Pour lui, pas de doute, cela correspondait à une sorte d’embuscade alors qu’ « il fallait vraiment s’engager sur la rue pour voir le dispositif qu’ils avaient mis en place ». Les deux gendarmes tentent alors de s’extraire, en voiture, de cette situation difficile. « Deux individus se sont alors accrochés à la portière, à mon bras. J’ai dû utiliser la gazeuse, c’est comme cela qu’on a pu s’extirper pour appeler des renforts », poursuit-il.
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Claire Gaveau



