Dans les mois à venir, nous pourrions bien ne plus savoir que faire de tous les bulletins de vote qui nous seront adressés. En effet, dans l’hypothèse où le processus de Bougival va à son terme, que le gouvernement Bayrou tombe suite à sa mise en minorité sur une déclaration de politique générale, conformément aux articles 49-1 et 50 de la Constitution, le tout suivi d’une dissolution, nous pourrions être appelés à quatre scrutins en moins d’un an ! Des législatives éventuelles, un référendum en février 2026, des provinciales en juin de cette même année et des municipales dans le même tempo. Dans l’hypothèse d’une démission d’Emmanuel Macron, il faudrait rajouter des présidentielles à cette liste, mais gardons-nous de ne tirer trop de plans sur la comète. C’est donc un programme démocratique dense qui nous attend, ce dont d’ailleurs nous pouvons nous enorgueillir, tant ça n’est pas la même chose dans de nombreux pays du monde. Mais ce programme ne tient que si l’instabilité politique en Métropole, qui pourrait déboucher sur une crise de régime comme s’en inquiète Manuel Valls, ne détricote pas tout ce qui a été difficilement maillé depuis Bougival. L’incertitude nationale pourrait alors déboucher sur une angoisse calédonienne.
Nicolas Vignoles



