À peine négocié, à peine signé, à peine entamé et voilà Bougival en proie à la politicaillerie. François Bayrou engage la responsabilité de son gouvernement, et tous montent au créneau pour annoncer qu’ils voteront la censure, condamnant quasiment le gouvernement. Et nous ? Eh bien l’espoir qu’avait fait naître l’accord entre tous les partis politiques, même ceux qui ne l’avaient pas paraphé, se voit doucher par les ambitions de pouvoir de ceux qui sont las d’attendre ou qui se font de fausses illusions. La politique politicienne, qui fait parfois la France petite, s’invite dans le dossier calédonien, quitte à le retarder ou, pire, à le menacer. Avions-nous besoin de ce remue-ménage ? Ça n’est pas que Bougival qui tremble et le FLNKS ferait bien de ne pas trop se réjouir, car c’est tout le dispositif économique et social promis par l’État qui vacille ! L’incertitude politique en Métropole vient nous envelopper de son manteau glauque et nous fragilise davantage. Et au point où nous en sommes, pourquoi pas une dissolution, histoire de nous enfoncer davantage encore ? Nous avons, là, la confirmation que dans l’océan politique, nous ne sommes qu’un fétu de paille ballotté par les vents, les vagues et le courant. Allons-nous surnager ?
Nicolas Vignoles




