Cette affaire de fraude dans l’examen du permis de conduire ne date pas d’hier. Elle a pourtant été jugée hier matin. À la barre du tribunal correctionnel de Nouméa, une prévenue âgée de 50 ans. Elle s’est défendue en plaidant la bonne foi et en rejetant la faute sur d’autres.
Elle parle calmement, s’arrête pour écouter religieusement le président à chaque fois qu’il revient sur les faits de complicité qui lui sont reprochés. Elle affiche un sourire doux, on lui donnerait le Bon Dieu sans confession. Elle se présente d’ailleurs comme un ange. Dans ce dossier ayant ouvert la séance collégiale de ce mardi au tribunal, confession il y a eu. Repentance, non.
À Wallis-et-Futuna, certains candidats au permis de conduire, dit-elle, avaient, quand elle était en poste, des soucis au niveau de « la compréhension » de la langue française. Face à ces « difficultés », elle les voyait parfois « pleurer ». Alors, et elle l’assume, elle a demandé aux examinateurs et à sa hiérarchie que ces candidats soient « aidés », mais « pas de fausser » les résultats et « pas de tricher », assure-t-elle. « Je pensais bien faire. » La fraude, « ça venait des examinateurs », dont principalement un, retraité de la gendarmerie.
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Légende photo : Obtenir le droit de conduire à Wallis-et-Futuna semble être moins compliqué qu’en Calédonie.
Anthony Fillet




