Le FLNKS, ou ce qu’il est devenu, tient bon dans son opposition, ses refus, son dogmatisme, mais jusqu’à quand ? La polémique sur le fait de savoir si Tein a ou non donné son accord à Bougival, où il était bien, n’arrange pas les affaires du Front, parce que si c’est la vérité, elle fait désordre. Sans doute le FLNKS ne s’attendait-il pas à ce que l’État, au travers de Manuel Valls, passerait outre ses objurgations, et maintiendrait sa ligne, fort d’avoir passé un accord « historique » avec toutes les délégations. Alors, au fil des conférences de presse et des communiqués, le FLNKS coupe peu à peu les dernières amarres qui le retenaient encore à la réalité, mais le bout est maintenant près de rompre, et ça sera ensuite vogue la galère. Contrairement aux assertions de quelques-uns encore, le FLNKS selon Tein n’est plus celui que l’on a connu et qui depuis 1984 tenait la rampe politique. Ça n’est plus qu’un conglomérat d’organisations ne pesant qu’elles-mêmes aux côtés d’une UC qui se cherche, le tout aux mains de la CCAT qui a totalement pris le lead, en particulier sur le plan de l’idéologie radicale. Mais cela peut-il tenir ? Le reniement de signatures dûment appliquées sur le texte de Bougival, comme la négation par Christian Tein, avant même que le coq ait chanté trois fois, sur le OK qu’il aurait donné à l’accord, montrent bien qu’à terme cette position insistante, mais vaine, va devenir intenable.
Nicolas Vignoles




