Les gros mensonges servent à cacher les grosses vérités. Mais ils sont tellement gros parfois, qu’ils finissent par se voir. Depuis quelques jours, Christian Tein, ainsi à l’université d’été de La France insoumise puis celle des Écologistes et maintenant celle du Nouveau Parti anticapitaliste, ne cesse de critiquer et critiquer encore l’accord de Bougival, dont il dit pis que pendre. Il y va à coups de marteau pilon, déchaînant l’enthousiasme d’un public d’extrême gauche qui se rêve de faire la révolution, après les vacances d’été passées à La Baule, Antibes ou Carnac. Ces critiques sont tellement outrées, comme les menaces qui y sont ajoutées, que l’on se dit que ça cache quelque chose. Et voilà , on sait, parce que ça commence à se dire, y compris par le ministre des Outre-mer, que Christian Tein, ci-devant président du FLNKS, a bien donné son imprimatur à la délégation de l’UC-FLNKS à Bougival où elle et lui se trouvaient, pour qu’elle signe l’accord. Elle n’a été ni contrainte ni forcée comme tente de le faire accroire Bichou Tein. Mais la levée de boucliers des militants a été telle que Christian Tein a compris qu’il avait plus d’intérêt personnel et politique à emboucher le mouvement, que de vouloir s’y opposer. D’une certaine manière, Tein occupe le rôle de « résistant de la 25e heure », avec d’autant plus de force et de rage qu’il avait donné son aval à Bougival. Mais peut-être qu’au sein du FLNKS aussi, ça commence à se voir ?
Nicolas Vignoles




