Un homme de 23 ans a été condamné vendredi après-midi pour avoir participé, avec d’autres individus dont il n’a pas donné l’identité, à des dégradations commises dans la nuit du 14 au 15 août, au sein de l’école Courtot, à Nouméa, dans le quartier du 6e Kilomètre.
Souriante et taquine, son avocate, Me Anne-Lise Lebreton, ne s’en cache pas : elle aurait préféré qu’on ne soit pas présent pour le dernier dossier de cette audience du tribunal correctionnel. Elle apprécie peu de parler en public, encore moins de retrouver son nom dans les médias. Et puis, on sera déçu, nous prévient-elle, le répétant lors de sa plaidoirie, en le conjuguant cette fois au présent. Son client ne se souvient de rien ou presque. Il avait tellement bu qu’il était « à moitié en blackout ». Pour autant, « il assume » ce qu’on lui reproche : cette nuit-là, « il va suivre et être acteur de ce vol ». Selon elle, ce dossier a été présenté à tort, par certains médias, comme un nouveau saccage dans un établissement scolaire. « Les photos sont impressionnantes de bazar », concède-t-elle, mais « en réalité » ce serait moins grave que ça en a eu l’air : les « dégradations sont limitées » et ne sont « pas dans les salles de classe », uniquement au niveau de la cantine et du bureau du directeur, lequel est situé dans un chalet, à part, précise-t-elle. Bilan, dans le bureau : volet forcé, vitre brisée, étagère arrachée, coffre-fort descellé puis forcé… Dans la cantine : vitre cassée, barreaux à une fenêtre abîmés, coffre-fort retiré de son emplacement… Près de 7 000 francs ont été volés, ainsi que notamment un téléphone et des recharges…
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Connectez vous pour y accéder !
Anthony Fillet



