« Il a ouvert sa braguette et il m’a fait pipi dessus, au visage. » Le détail, vestimentaire, donné par la victime laisse peu de place au doute : puisqu’on a rarement vu un chien ou un cerf porter un pantalon, l’arroseur à l’envie pressante serait bien un être humain. Pas un inconnu pour la victime, puisque c’était son compagnon. Elle n’était pas consentante. « C’est la seule fois » où il s’est soulagé ainsi, précise-t-elle. Lui, 23 ans, nie cet acte. Il reconnaît d’autres violences, en minimise certaines. Il a été jugé mardi.
Détenu pour une autre affaire, il était prévu qu’il sorte de prison en février 2026. Finalement, ce sera en 2028, à moins qu’il ne bénéficie, d’ici là , d’une remise de peine voire d’un aménagement de celle-ci, par exemple sous la forme d’un bracelet électronique. En attendant et pour de longs mois, ce sera la détention au Camp-Est. Ainsi en a décidé le tribunal mardi, le condamnant à la peine de deux ans de prison ferme. Relevant qu’« il faut protéger la victime », le substitut du procureur, Richard Dutot, avait requis un an de plus.
Depuis mai 2024, « les violences conjugales ont explosé »
La justice connaît le personnage, moins son visage : elle l’a condamné en 2019, 2022 et 2023 pour des violences, mais il était absent aux audiences. Les deux dernières fois, il s’agissait déjà de coups sur madame. Il lui avait notamment « sauté dessus pour lui écraser les côtes », précise-t-on du côté du parquet.
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Anthony Fillet




