La victime est adolescente. Les faits se sont produits au domicile familial, à Voh, en mai dernier. L’agresseur était jugé ce vendredi au tribunal correctionnel de Nouméa, en audience publique.
« La première fois, ça s’est passé dans le salon. Et la deuxième fois, ça s’est passé dans la chambre. » L’histoire est ainsi résumée par ce natif de Koumac, 32 ans, dreadlocks, t-shirt clair et mains jointes dans le dos. « Je n’ai pas su gérer mes pulsions », ajoute-t-il d’une voix portant difficilement malgré le micro. « J’ai juste mis un doigt », tient-il à préciser. Pour une victime, « ce n’est jamais (..) juste un doigt », le recadre la présidente. Elle lui rappelle que c’est une affaire grave. Sans une requalification des faits en violences sexuelles plutôt qu’en viols, qui permet de juger ce prévenu rapidement et non dans un an ou deux ans, « normalement, c’était les assises ». Il s’en sort donc bien.
« Le but de l’audience », en plus de déterminer une sanction « c’est aussi que vous compreniez la gravité des faits », insiste la juge à l’adresse de ce taiseux. Après avoir agi de la sorte le matin, « vous recommencez » en début de soirée, cette fois sans être alcoolisé. Cette récidive quelques heures plus tard, serait-ce « parce que ça vous a plu » la première fois, lui demande-t-elle. Pas de réponse.
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Anthony Fillet



