C’est l’un des temps forts de sa visite en Nouvelle-Calédonie : Manuel Valls va instaurer ce matin le comité de rédaction de l’accord de Bougival. L’objectif : préciser, éclairer et compléter le document signé le 12 juillet dernier à Paris.
Tous les signataires de l’accord de Bougival – à l’exception de l’UC-FLNKS, vont donc se retrouver autour de la table, au haut-commissariat, afin de se pencher, ensemble, sur le texte. Le comité de rédaction vise en effet à « lever toute ambiguïté et clarifier l’esprit de l’accord, qui appelle à des compléments et des précisions ». Le comité doit ainsi examiner et préciser les termes des projets de lois constitutionnelle et organique. Les signataires pourront également poursuivre leurs échanges, procéder à des ajouts ou ajustements, et entamer une réflexion commune sur d’éventuels points d’achoppement.
La semaine dernière, lors d’une conférence de presse, le FLNKS avait affirmé qu’il ne participerait pas aux travaux du comité de rédaction, n’ouvrant la porte qu’à des discussions en bilatérales avec le ministre des Outre-mer. Pour l’UC-FLNKS, l’accord de Bougival est en effet « incompatible avec le droit à l’autodétermination et représente la volonté de la France de désinscrire la Nouvelle-Calédonie de la liste des pays à décoloniser », c’est ce qu’avait notamment déclaré Dominique Fochi.
De son côté, l’UNI continue de défendre Bougival et met en avant un « pari de la confiance ». Jean-Pierre Djaïwé a réaffirmé samedi dernier à l’UNC que l’accord signé le 12 juillet dernier à Paris représentait un « pas en avant vers l’indépendance ».
De leur côté les non-indépendantistes, à l’instar de Manuel Valls, défendent un projet qui représente « la seule voie possible » pour redonner aux populations de la Nouvelle-Calédonie de la visibilité et la capacité de se projeter et de vivre ensemble. À nouveau.
Isabelle Peltier



