Maxime Grousset, qui fin juillet et début août à Singapour a complété son palmarès par deux titres de champion du monde, est de passage sur son île natale. Rencontrant les médias mardi après-midi à Nouméa, le Calédonien est revenu sur son parcours, sa préparation, ses objectifs et la place particulière qu’occupe le Caillou dans sa carrière.
La conférence de presse organisée par le Comité territorial olympique et sportif de Nouvelle-Calédonie (CTOS-NC) avait tout d’un moment à part. Pour la première fois depuis sa récente double consécration planétaire à Singapour (qui fait suite à un titre glané en 2023 au Japon), Maxime Grousset est de retour sur le territoire. L’occasion, pour lui, de revenir sur son parcours et d’afficher ses ambitions futures, avec la franchise qui le caractérise. À 26 ans, le nageur calédonien a décroché l’or sur le 50 mètres papillon (22’’48, record de France) et sur le 100 mètres papillon (49’’62, record d’Europe) lors des derniers championnats du monde en grand bassin. Une performance historique pour la natation française assortie d’un record d’Europe, mais aussi une étape personnelle décisive.
Le déclic qui l’a conduit à ce niveau ? « C’est la préparation » physique et technique, « mais je dirais surtout que c’est la préparation mentale. C’est plus dans la tête que ça a joué, comparé aux Jeux olympiques », où en 2021 (Tokyo) et en 2024 (Paris) il a été finaliste sans être médaillé en individuel.
Il a notamment modifié ses entraînements, ajoutant de la musculation ciblée et des disciplines complémentaires comme le yoga. Ce travail s’accompagne d’un changement de méthode avec un nouveau préparateur physique. « Parce que ça faisait longtemps que j’étais avec lui, il m’a apporté beaucoup de choses, mais parfois il faut un peu de changement », confie le colosse. « J’ai fait les choses, je pense, plus sérieusement, et plus en contrôle (…) Tout ça m’a permis d’aller au plus haut niveau. »
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Claire Rio-Pennuen




