Bichou Tein a peut-être lu « L’Art de la guerre », un traité de stratégie militaire attribué au général chinois Sun Tzu qui vécut au Ve siècle avant Jésus-Christ. Un traité dont s’inspirent encore de nombreuses armées modernes. Pour Sun Tzu, l’important dans la lutte n’est pas tant le choc frontal final, mais de contraindre l’adversaire à abandonner la lutte et par tous les moyens possibles, ainsi la ruse et l’action psychologique, et de laisser l’ennemi totalement désemparé. C’est à quelques notions près la stratégie qu’a utilisée la CCAT pour préparer et planifier le 13 mai. Sans le savoir sans doute, comme Monsieur Jourdain ignorait qu’il faisait de la prose. Une stratégie dans laquelle s’inscrit également le FLNKS en rejetant l’accord de Bougival. En cherchant à ruiner Bougival et en réclamant des militants qu’ils s’engagent « à tout mettre en Å“uvre pacifiquement pour stopper l’agenda de l’État prévu à Bougival », le FLNKS veut laisser l’État désemparé. Face à cette stratégie, il n’y a pas d’autre choix que de tenir la ligne, ce qu’assurent d’ailleurs les délégations signataires qui poursuivent leur travail d’explication et de défense de l’accord, lors de réunions publiques. C’est aussi la position que tient actuellement Manuel Valls. Mais pourquoi Sun Tzu ? Parce que sur les réseaux, on a pu lire une sentence tirée du fameux traité du non moins fameux stratège. Il disait ainsi « un homme mauvais brûlera sa propre nation jusqu’aux fondations pour régner sur les cendres ». Toute ressemblance avec des personnes existantes pourrait bien n’être pas fortuite.
Nicolas Vignoles



