En ce premier semestre 2025 marqué par les incertitudes, le marché immobilier calédonien reste en grande difficulté. Entre effondrement des ventes, tensions sur le marché locatif et affaiblissement du tissu professionnel, les acteurs de l’immobilier peinent à se projeter. Pourtant, quelques mesures récentes et une lente stabilisation des indicateurs laissent entrevoir une possible reprise. À condition, toutefois, que le contexte économique et politique suive.
L’impact des événements de mi 2024 sur le marché immobilier calédonien est sans précédent. En l’espace d’un an, les ventes se sont presque arrêtées, avec une chute historique du volume et du montant des transactions. Les valeurs provisoires relevées par la Chambre des notaires de Nouvelle-Calédonie sont sans appel : entre le premier semestre 2023 et le premier semestre 2025, le nombre de ventes a reculé de 76 %, et leur valeur de 67 %.
Décrochage des ventes
En 2023, quelque 2 400 transactions avaient été enregistrées. En 2024, ce chiffre s’est effondré à 773 ventes, soit une baisse de presque 68 %, calcule Jean-Damien Ponroy, président de la Fédération des Agences Immobilières du Territoire (FTAI). Le premier semestre 2025 n’a enregistré que 370 transactions. Cette chute brutale s’explique par la frilosité des vendeurs qui voient leurs biens décotés. « Selon les caractéristiques des biens, leur emplacement et leur état, les prix ont reculé de 20 à 50 % » précise Jean-Damien Ponroy. Autre frein, l’incapacité des acquéreurs à se projeter dans un contexte incertain. « Il y a eu un avant et un après Deva, comme il y a eu un avant et un après Bougival », observe le président de la FTAI. « Entre ces deux temps, rien. Aujourd’hui, certains achètent à bas prix, dans l’attente d’une éventuelle remontée, si l’accord de Bougival aboutit ».
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