Le dernier des cinq détenus qui s’étaient enfuis du centre pénitentiaire de Koné le 13 mai dernier a été présenté ce mardi matin, en comparution immédiate, au tribunal correctionnel de Nouméa. Il s’y est montré quasi silencieux.
« Ce n’est pas la peine de lever les sourcils, monsieur. Vous nous dites oui ou non. Parce que vous savez parler. » Face à un interlocuteur ne répondant que par le regard, la présidente a posé d’entrée le cadre. Le choix de ce jeune homme de 20 ans, qui a accepté d’être jugé ce mardi ? « Me taire. » En une heure d’instruction du dossier, ce sont deux des trois seuls mots qu’il a prononcés, l’autre étant « non » à la question de savoir s’il avait compris qu’il avait fait une grosse erreur en prenant la poudre d’escampette.
Il s’était montré plus prolixe lors de sa garde à vue. Pourquoi s’est-il évadé ? « J’ai pensé à faire mon anniversaire dehors », explique ce jeune né à Nouméa le 4 juillet 2005. En reprenant sa liberté sans autorisation, le 13 mai 2025, il avait ainsi un mois et demi pour préparer les festivités. Sa cavale s’est terminée samedi soir à Canala, lors d’une intervention de gendarmes en raison d’un attroupement de personnes alcoolisées.
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Anthony Fillet



