Présenté ce vendredi en comparution immédiate, un homme de 32 ans, visage tatoué, père de deux enfants, sans travail déclaré, a demandé et obtenu un délai pour préparer sa défense. Il est accusé de s’être montré violent envers sa compagne dans la nuit du 2 au 3 août à Nouméa.
Son passé a été ausculté, disséqué. Bilan : « un casier judiciaire qui est particulièrement lourd, on ne peut pas le dire autrement », souligne la présidente du tribunal. Il affiche 34 condamnations depuis 2008. La dernière, quatre ans de prison, s’est terminée par une libération le 15 février. Depuis, pointe Richard Dutot, substitut du procureur, « il est en garde à vue chaque semaine » puis, souvent, « madame revient au commissariat pour dire qu’elle a menti », que ses blessures sont la conséquence d’une rixe dans la rue et non des coups de son conjoint. Par le passé, « elle a eu un ”téléphone grave danger”, mais n’en a plus voulu ». Les parents de madame « ont chassé » monsieur « à plusieurs reprises », mais au bout du compte « elle le ramène à chaque fois ». Et maintenant, « elle est enceinte »…
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Anthony Fillet



